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Carnet de voyages  pour suivre l'évolution chronologique des impressions retenues dans le gros carnet qui me suis partout...

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Tout & rien si vous n'avez pas envie de lire! Une collection de petites galeries d'images.

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Plaidoyer pour la subjectivité

Mais à quoi ça sert de nos jours de peindre un paysage? Tu prends ton smartphone et en moins de deux, c’est réglé! Si c’est pas beau. Trois secondes de plus, en veux-tu, en voilà, cinq images supplémentaires à choix!. Et si l’auteur est de tendance narcissique ou s’il est né au XXIe siècle, le paysage devient selfie… En plus de montrer en arrière-plan un endroit reconnaissable de tous, on pourra y découvrir ta nouvelle coiffure, le dernier cri de l’apéro branché ou, l’air de rien, ton nouveau petit copain, même dégoté la veille, c’est pas grave!

Tout ce qui compte, c’est d’épater la galerie: un endroit exotique, une mise en scène décalée – merci à l’inventeur de la perche à selfie, l’étalage d’un bonheur indéniable et, évidemment, la publication instantanée sur les réseaux sociaux. Aux aguets 24 heures sur 24, tes followers ne vont pas tarder à liker!

Le but? Je ne sais pas bien. Est-ce que tu veux rendre ton collègue jaune de jalousie – il te le rendra bien – ou est-ce que tes vacances ne seront réussies que si elles sont validées au minimum par 357 amis sur Facebook?

Mais revenons en à la question de base, pourquoi au XXIe siècle peindre un paysage? Pourquoi investir 2 précieuses heures de vacances, sortir un carnet de croquis, scruter soigneusement les alentours, hésiter, puis finir par s’installer pour saisir le point de vue? Il va bien falloir trouver une valeur ajoutée, parce que même le plus talentueux de mes collègues ne rivalisera jamais avec la précision picturale d’une photo.

La valeur ajouté est évidemment la subjectivité! En dessinant, je ne cherche pas à reproduire à l’identique ce que je vois, mais a y glisser mon ressenti, mon humeur du moment, bref ma façon de voir les choses. Alors moi qui me moque gentiment de la pratique du selfie et du narcissisme de ses auteurs, je me rends compte, avec effroi, que ma propre conduite est bien plus égocentrique. J’ai le culot d’imposer ma vision du monde. Ce constat me laisse pensive… J’écarte rapidement l’excuse de l’artiste qui ne crée que pour lui seul. D’une part je n’y crois pas et, d’autre part, il faut bien que je vous l’avoue, moi aussi je montre mes dessins… Alors quoi?

Alors oui! Je saisis un paysage, au sens premier, c’est à dire que je le prends, tout pour moi, je l’inspecte dans ses moindres détails, je le secoue, je l’essore jusqu’à ce qui n’en reste plus que la substantifique moelle que je tente de coucher sur le papier. Et oui, j’assume de vous imposer ma vison du monde! Parce ce que franchement, dans chaque journal, dans chaque émission, je ne trouve que des informations 100% objectives, des reportages impeccablement recherchés et fidèlement retranscrits… Mais ce qui m’intéresse vraiment, c’est le vécu, le ressenti, que ce soit à Aleph ou à Tolochenaz.

Alors, vous, moi et nous tous, prenons notre courage à deux mains et n’hésitons plus à imposer notre façon de voir le monde. Elle est tellement plus intéressante, plus riche et sans doute plus juste que bien des reportages.


Cinq soirs en bonne compagnie!

Une proposition bien alléchante de cinq soirées passées à refaire quelques gammes... Un cours de préparation au carnet de voyage (focément sublime!) que nous allons tous faire cet été. Un grand merci à Yolande, c'était sympa et utile!


Pour une fois... (presque) satisfaite du résultat!


Un week-end en Gruyère

Qu'est-ce que c'est beau le printemps! Banal? Eh oui, mais c'est vraiment ce qui me reste d'une belle balade des Sciernes d'Albeuve vers le sommet du Vanil Blanc. Mon émerveillement n'a d'égal que le réveil miracleux de toutes ces plantes! Incroyable! Mais comment font-elles pour ne pas mourir complètement après 6 mois passés sous 3 mètres de neige? Et je ne vous parle même pas des marmottes et autres animaux hibernants...


Visite au Tropicaruim avec l'équipe d'aquarelle fribourgeoise ... Sympa!

Une fin de journée bien agréable où nous avons, à défaut de pouvoir dessiner dehors, filé à Servion au Tropicarium. Confrontation avec des bêtes bien étranges ou est-ce la touffeur de l'endroit qui aurait influencé notre perception? Deux-trois autres dessins de la sortie dans les croquis!